Erin Brockovich

Erin BrockovichErin Brockovich est un personnage. A environ 35 ans, elle élève toute seule ses trois enfants. Elle arrive enfin à trouver un emploi dans un cabinet d’avocats. Au départ archiviste, elle s’engage dans des recherches sur un cas mettant en cause une énorme boîte dans une affaire de pollution et d’empoisonnement.

On en a beaucoup entendu parlé, les films de Julia Roberts passent rarement inaperçus. Celui là ne changera pas la tradition; Julia interprête donc une mère célibataire à la grande gueule qui va tenter de retourner une grosse société qui a intoxiqué de nombreux habitants d’une ville.
Cette comédie dramatique repose bien sûr entièrement sur l’actrice… c’est un peu dommage, mais c’est vrai qu’elle est agréable à l’image et que ça passe plutôt bien.
En fait, c’est globalement bien fait, le film suit un rythme assez linéaire et on est pas trop largué dans l’affaire (c’est parfois le cas dans les films de procès). Mais, ça manque sans doute un petit peu de finition. On a voulu rajouter, presque greffer une histoire d’amour qui n’avance pas à grand chose, si ce n’est pour mettre en avant Julia… un peu dommage.
On regrettera aussi le caricaturisme des personnages qui est ici poussé à son paroxysme. Les personnages sont vraiment tous noirs ou tous blancs; cela décrédibilise vraiment le film, même si ça permet de rendre le film plus drôle.

Erin Brockovich est donc un film frais, assez drôle et qui se laisse voir… rien de plus. Julia Roberts est radieuse et sans elle, on se demande où serait allé le film; elle le mène donc de bout en bout, et parvient à le mettre dans la case des films divertissants. C’est déjà pas mal.

« Erin Brockovich » a le mérite de traiter d’une affaire grave de santé publique avec finesse et détachement ; le film ne tombe ainsi jamais dans la gravité haletante, mais souvent facile, des films de procès « à l’américaine ». Ceci grâce à la personnalité « grande gueule » de l’héroïne, interprétée par Julia Roberts, en complet décalage avec l’austérité qu’implique le traitement d’une telle affaire.

Cela faisait longtemps que l’on attendait Julia Roberts dans un rôle différent. Elle nous montre ici enfin l’étendue de son talent ; elle supporte largement sur ses épaules le poids du film dont le scénario est entièrement centré sur son personnage.

La principale qualité de ce film est la finesse et la fraîcheur avec laquelle il traite son sujet. Il s’oppose en cela complètement avec la tension permanente de « Révélation » de Mickael Mann, qui dénonce lui-aussi mais de façon complètement différente un grand scandale américain. Dans « Erin Brockovich », on s’attarde autant sur les difficultés du cabinet à traiter une telle affaire ou sur l’aptitude d’ Erin à s’insérer dans le monde juridique qu’aux rebondissements de l’affaire elle-même. Ajouter à cela une pointe d’humanité (sans tomber dans le mielleux comme souvent dans les films de J. Roberts).

On est donc loin du film ultra-classique auquel on pouvait s’attendre. Et les deux heures dix que représente le film (encore un film « long » &décidément cela devient systématique.) passe finalement très bien.

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Publié le 1 juillet 2014, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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